L’épidémie du coronavirus a fait des ravages sur son passage. Depuis l’apparition de ce virus terriblement meurtrier, on dénombre plus de 70 000 personnes décédées du Covid 19 en France. Cette épidémie a frappé de plein fouet la planète entière et a contraint les gouvernements à mettre en place des mesures strictes pour freiner la propagation de cette pandémie. Une situation qui n’a pas plus à certain. Se retrouvant dans des situations financières très précaires, des idées noires ont fait leur apparition dans l’esprit de quelques personnes.

En effet, certains secteurs sont durement touchés par ses restrictions sanitaires strictes, c’est le cas notamment du monde de la culture ou encore de la restauration qui ont été contraints de fermer leurs portes à leurs clients. Un manque à gagner très important qui a plongé certains restaurateurs dans des situations financières dramatiques. Malgré les aides de l’Etat, certains estiment que cela n’est pas suffisant pour combler la perte engendrée par la fermeture de leurs établissements.

Malheureusement, les confinements à répétition, les couvre-feu ont poussé certaines personnes à commettre l’irréparable. En cette période très tendue, nous avons récemment appris la mort d’un homme de 43 ans, qui était à la tête d’une bar, et qui ne supportait plus de vivre avec toutes ses contraintes. Il s’est, malheureusement suicidé, laissant derrière lui une femme et trois enfants en deuil. Un drame terrible, qui n’est hélas pas isolé depuis quelques mois.

Il s’appelait Rudy et il avait 43 ans. Son café l’Estaminet, situé à Vagney dans les Vosges, était non seulement sa source de revenus mais également sa fierté. Il rencontrait beaucoup de personnes avec qui il échangeait. Sa joie de vivre et son humour étaient très appréciés par ses clients, qui se rappelle d’un homme toujours patient et qui savait être à l’écoute des autres. Malheureusement, cette crise sanitaire aura eu raison de sa joie de vivre. Les hommages en sont honneur se sont succédés ces derniers jours.

« Il voulait juste travailler. Même s’il comprenait bien les mesures, il vivait très mal la situation, comme tous ses collègues », a rapporté sa sœur, visiblement anéantie par la perte de son frère. Quant à l’ami de Rudy, qui est également le président de l’Union des commerçants et artisans de Vagney, il a déclaré : « Ce qui le laminait, c’était de tourner en rond, ne plus pouvoir occuper ses journées, ne plus voir ses clients, cette impression de flemmarder. Sa vie sociale s’arrêtait ».

Avant de poursuivre : « On lui aurait proposé : ‘Vous prenez 50 000 euros, mais vous fermez le bar ou vous l’ouvrez, mais bossez gratuitement’, il aurait choisi la seconde option. ». Les témoignages en sa faveur ont afflué sur les réseaux sociaux. En effet, le député Christophe Naegelen, qui était un ami de longue date de Rudy a décidé de briser le silence. « Son bar, c’était toute sa vie. C’était un vrai bistrotier. Être privé de sa passion, ça le touchait forcément », a-t-il confié.

Avant d’ajouter :  « Il mettait toujours du cœur dans ce qu’il entreprenait, alors ne plus pouvoir le faire, ça lui a brisé le cœur. ». Le cousin de Rudy, Jérôme Mathieu a révélé que ce n’est pas seulement l’apparition de la crise sanitaire qui était la cause de son suicide. A priori, ce dernier rencontrait des problèmes dans sa vie personnelle.  « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter : « Cela a dû accélérer ses tourments ».